La compagnie aérienne congolaise Mont Gabaon Airlines amorce son retour progressif sur le marché domestique grâce à l’affrètement d’un Boeing 737-400, dans le cadre d’un contrat de location avec équipage (ACMI).Selon des informations publiées par NewsAero, l’appareil — immatriculé UR-CQX et mis en service en 1990 — est attendu en République démocratique du Congo dans les prochains jours.
Actuellement exploité par la compagnie Libyan Express, cet avion a déjà opéré sous les couleurs de plusieurs transporteurs africains, dont Aero Contractors et Sky Mali. Le contrat de location est prévu pour une durée de six mois.Cette solution temporaire vise à pallier l’immobilisation d’un Airbus A320-200 de la flotte de Mont Gabaon Airlines, cloué au sol depuis début mars en raison d’un moteur défectueux et de l’absence de pièce de rechange.
Cette panne a contraint la compagnie à suspendre ses vols commerciaux au départ de Kinshasa pendant près de deux mois.En parallèle, la compagnie maintient ses opérations dans l’est du pays grâce à une flotte réduite composée de deux ATR 72 — dédiés respectivement au transport de passagers et de fret — ainsi qu’un Short C-23 Sherpa.
Ces appareils, désormais basés à Bunia après avoir été repositionnés depuis Goma, assurent des liaisons régionales dans une zone où les infrastructures routières restent insuffisantes.
Avec une capacité d’environ 168 sièges, le Boeing 737-400 devrait permettre à Mont Gabaon Airlines de rétablir progressivement ses principales dessertes intérieures, notamment vers Lubumbashi, Kisangani, Bunia, Isiro et Beni.Cette reprise intervient dans un contexte particulier pour le secteur aérien congolais.
Depuis l’arrêt des activités de Congo Airways en juin 2025, le marché domestique est dominé par un nombre restreint d’opérateurs, parmi lesquels Mont Gabaon Airlines, Fly CAA et Air Congo. La demande en transport aérien reste élevée, portée par les difficultés persistantes de mobilité terrestre à travers le pays.
La remise en service progressive des liaisons par Mont Gabaon Airlines pourrait ainsi contribuer à soulager un secteur sous pression, tout en répondant aux besoins croissants de connectivité nationale.

