Le cycliste et triathlète congolais Miguel Masaisai a franchi une étape majeure de son expédition continentale « Pedals for Peace » en arrivant ce mercredi à Kinshasa, plus de trois mois après avoir quitté la ville de Goma. Parti le 1er mai 2026, l’athlète poursuit un ambitieux périple de 14 000 kilomètres à vélo qui doit le conduire jusqu’à Rabat, au Maroc, en traversant 17 pays africains.
L’arrivée dans la capitale congolaise constitue un moment important de cette aventure humaine et sportive. En 96 jours de voyage, Miguel Masaisai a parcouru une partie importante de son itinéraire à la seule force de ses jambes, affrontant les longues distances, les variations climatiques, les contraintes logistiques et les réalités du terrain. Son passage à Kinshasa marque une étape symbolique avant la poursuite de son voyage vers l’Afrique centrale, puis l’Afrique de l’Ouest et enfin l’Afrique du Nord.
Bien plus qu’un défi d’endurance, « Pedals for Peace » est un projet de sensibilisation. À travers cette traversée du continent, Miguel Masaisai souhaite porter un plaidoyer en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de l’unité, avec une attention particulière portée à la situation de l’est de la République démocratique du Congo. Son initiative entend démontrer que le sport peut constituer un puissant vecteur de dialogue entre les peuples et contribuer à promouvoir des valeurs de solidarité au-delà des frontières.
Le choix de partir de Goma revêt une forte portée symbolique. Ville marquée par les conséquences de décennies d’instabilité, mais également reconnue pour le dynamisme de sa jeunesse, Goma est devenue le point de départ d’un message que le sportif congolais souhaite transmettre à l’ensemble du continent africain. Chaque étape de son parcours est l’occasion de rencontrer des populations locales, d’échanger avec les jeunes et de rappeler que la paix demeure une responsabilité collective.
Cette nouvelle expédition s’inscrit dans la continuité d’un parcours déjà remarquable. Avant de se lancer dans ce défi reliant Goma à Rabat, Miguel Masaisai s’était déjà distingué en réalisant un autre exploit de grande envergure : relier Goma à Cape Town, en Afrique du Sud, à vélo. Cette première traversée de plusieurs pays africains lui avait permis de démontrer ses capacités physiques et mentales, tout en faisant connaître son engagement en faveur du dépassement de soi et de la promotion d’une image positive de la République démocratique du Congo.
Fort de cette expérience, le triathlète congolais a choisi d’aller encore plus loin avec « Pedals for Peace ». En augmentant la distance à parcourir jusqu’à 14 000 kilomètres et en élargissant son itinéraire à 17 pays, il donne une dimension véritablement panafricaine à son initiative. Son objectif n’est pas de battre un record sportif, mais de faire de chaque kilomètre parcouru un message d’espoir et un appel à la coexistence pacifique.
Depuis son départ le 1er mai, l’aventure de Miguel Masaisai est suivie par de nombreux Congolais, en particulier à Goma, où son parcours est perçu comme une source de fierté. Son arrivée à Kinshasa, 96 jours après le début de son expédition, témoigne de la progression constante de son projet et de la détermination qui l’anime depuis les premiers coups de pédale.
La route vers Rabat reste encore longue. Plusieurs milliers de kilomètres séparent encore l’athlète de son objectif final. Toutefois, cette étape franchie dans la capitale congolaise confirme que le projet avance conformément à sa vision initiale : relier l’Afrique à vélo tout en portant un message de paix, d’unité et de résilience.
À travers « Pedals for Peace », Miguel Masaisai ne représente pas seulement le cyclisme congolais. Il incarne également une jeunesse africaine qui choisit le sport comme langage universel pour rapprocher les peuples. Après avoir déjà inscrit son nom parmi les rares sportifs à avoir relié Goma à Cape Town à vélo, il poursuit aujourd’hui une nouvelle page de son histoire en mettant le cap sur Rabat, avec l’ambition de faire de ce voyage de 14 000 kilomètres un symbole durable de paix pour l’Afrique.
Assoya Izinga

