L’État congolais poursuit la mise en place d’une plateforme nationale destinée à mieux contrôler les jeux d’argent et de hasard, notamment les paris sportifs, les casinos et les loteries.
Dans un communiqué publié le 10 juillet 2026, le ministère des Finances indique que cette plateforme permettra de suivre en temps réel les activités des opérateurs et les flux financiers du secteur. La majorité des établissements de monnaie électronique sont déjà connectés au système, tandis que l’intégration des sociétés de jeux se poursuit.
Les entreprises concernées sont invitées à s’identifier auprès du ministère avant le 31 juillet 2026. La phase pilote du dispositif prendra fin le 30 août 2026. Les opérateurs qui n’auront pas engagé les démarches de mise en conformité s’exposent à des sanctions administratives prévues par les textes en vigueur.
Cette réforme répond également à un important enjeu fiscal. En 2022, les recettes provenant du secteur des jeux d’argent ne représentaient qu’environ 1 milliard de francs congolais, alors que 139 opérateurs illégaux ou irréguliers avaient été recensés en RDC. Le ministère des Finances estime qu’avec un système de contrôle efficace et une meilleure régulation, ce secteur pourrait générer plus de 100 millions de dollars américains par an pour les finances publiques.
L’objectif est de mieux encadrer les activités de jeux d’argent, de lutter contre les opérateurs clandestins, de protéger les joueurs et d’améliorer la collecte des recettes de l’État. Toutefois, plusieurs éléments restent à préciser, notamment l’identité du partenaire technique chargé de la plateforme ainsi que la mise en place de la future Autorité de régulation des jeux d’argent (ARJA), dont le projet de loi est toujours en examen au Parlement.
Izinga Danny

