La dette publique de la République démocratique du Congo (RDC) s’est établie à 15,5 milliards de dollars américains à la fin du quatrième trimestre 2025, selon un rapport publié le 21 avril 2026 par la Direction générale de la dette publique. Ce niveau permet d’évaluer l’ensemble des engagements financiers contractés par l’État pour financer ses besoins budgétaires et ses projets de développement.
Dans le détail, la structure de cette dette reste largement dominée par les engagements extérieurs. La dette extérieure est estimée à 9,7 milliards USD, soit environ les deux tiers du total. Elle provient principalement des financements accordés par des partenaires internationaux, notamment des institutions multilatérales et des bailleurs bilatéraux. La dette intérieure, contractée à l’intérieur du pays auprès des acteurs économiques et financiers nationaux, s’élève pour sa part à 5,7 milliards USD.
Cette répartition confirme que la RDC continue de dépendre de manière significative des financements extérieurs pour soutenir ses investissements publics et combler ses besoins de financement. Dans le même temps, les autorités affirment maintenir une orientation prudente afin de préserver la soutenabilité de la dette.
Au cours du dernier trimestre 2025, le pays a consacré environ 83,48 millions USD au remboursement de sa dette extérieure. Sur l’ensemble de l’année, le service total de la dette atteint 305,22 millions USD, un montant qui couvre à la fois le remboursement du capital emprunté et le paiement des intérêts dus aux créanciers.
Parallèlement à ces remboursements, la RDC a également contracté de nouveaux financements destinés à appuyer certains projets de développement. Deux prêts accordés par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) ont notamment été enregistrés durant la période sous revue. Le premier, d’un montant de 16 millions USD, est destiné à la mise en place d’incubateurs pour les petites et moyennes entreprises actives dans le secteur agricole. Le second, évalué à 70 millions USD, vise à financer un programme de développement rural dans quatre provinces du pays, avec l’objectif de renforcer les activités économiques locales et d’améliorer les conditions de vie en milieu rural.
Les autorités financières congolaises poursuivent ainsi une stratégie axée sur la mobilisation de financements concessionnels, c’est-à-dire des emprunts accordés à des conditions jugées plus favorables. Cette approche vise à soutenir les investissements publics tout en maintenant le niveau global de la dette dans des limites considérées comme compatibles avec les capacités de remboursement du pays.
Daniel Izinga

