Le gouvernement congolais prépare un encadrement plus strict de l’usage des cartes SIM en République démocratique du Congo. L’une des pistes envisagées est la limitation du nombre de cartes SIM qu’une seule personne peut détenir, dans le but de réduire l’usage abusif des réseaux de télécommunications dans les activités criminelles.
Cette question a été abordée lors d’une réunion de travail regroupant les services de sécurité, le ministère des Postes et Télécommunications, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), ainsi que les opérateurs de téléphonie mobile. Les échanges ont mis en avant le rôle parfois détourné des lignes téléphoniques dans certaines activités de banditisme, ce qui complique le travail des forces de l’ordre.
Face à cette situation, les autorités estiment qu’il est urgent d’agir, en attendant la mise en place complète du fichier national d’identification des abonnés. Plusieurs mesures sont donc à l’étude, notamment un contrôle plus rigoureux lors de l’achat des cartes SIM, une campagne nationale de réidentification des abonnés déjà enregistrés, ainsi que des règles spécifiques pour les étrangers vivant dans le pays.
Dans la pratique, plusieurs difficultés persistent sur le marché. Dans certains points de vente informels, des cartes SIM continuent d’être vendues avec des identités qui ne correspondent pas aux véritables utilisateurs. Cela crée un décalage entre le nom enregistré et la personne qui utilise réellement la ligne.
Pour corriger ces irrégularités, de nombreux abonnés doivent ensuite se rendre dans les agences des opérateurs pour régulariser leurs informations avec une pièce d’identité. Une procédure qui montre, selon les autorités, les limites du système actuel d’identification.
Le secteur des télécommunications reste pourtant en forte expansion en RDC, avec plus de 73 millions d’abonnements mobiles enregistrés et un taux de pénétration supérieur à 65 %, selon les données de l’ARPTC.
Pour l’instant, aucune décision officielle n’a encore fixé le nombre exact de cartes SIM autorisées par personne. Le gouvernement parle plutôt d’une orientation générale visant à mieux encadrer les abonnés et à renforcer la sécurité dans l’usage des services télécoms.

