La baleine qui s’était échouée sur le littoral de Muanda, dans la province du Kongo Central, n’a finalement pas survécu. Malgré les tentatives entreprises depuis son échouage, mercredi 1er juillet, pour la remettre à flot, le cétacé a succombé avant de pouvoir regagner les eaux de l’océan Atlantique.
Selon les premières informations, les opérations de sauvetage n’ont pas permis de sauver l’animal. Plusieurs intervenants, dont les équipes de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), ont été mobilisés afin de tenter de le remettre à l’eau. Des engins de terrassement ont également été déployés en renfort, sans succès.
D’après plusieurs sources locales, l’imposant cétacé mesurait entre 7 et 8 mètres de long pour un poids estimé entre 7 et 8 tonnes. Des blessures ainsi que des traces visibles ont été relevées sur différentes parties de son corps, notamment au niveau du flanc, de la tête et de certaines zones ventrales. À ce stade, les circonstances de ces lésions ainsi que les causes exactes de l’échouage demeurent inconnues.




À la suite du décès de l’animal, des experts de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) ont été dépêchés sur le site afin de procéder à une évaluation technique de la carcasse. Les conclusions de cette expertise devraient permettre à l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature d’organiser l’inhumation de la baleine dans le respect des normes sanitaires et environnementales.
L’échouage d’une baleine sur les côtes congolaises constitue un phénomène particulièrement rare. Les analyses qui seront menées dans les prochains jours pourraient permettre de mieux comprendre les circonstances ayant conduit à la présence de ce géant des mers sur le littoral de Muanda et d’éclairer les causes de sa mort.
Danny Izinga

